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Avatar de Sylvain

J'ai du retard dans les newsletters de Longévité, j'aime les lire le week-end à tête reposée mais j'ai pas eu cette opportunité ce mois de juin, alors j'ai l'intention de rattraper mon retard aujourd'hui.

J'ai commencé par celle-ci et 😱 quelle pépite ! ♥️ 2 découvertes de boîtes que je trouve géniale, la découverte d'Ahmad😍qui porte un projet sur lequel j'ai réfléchi longuement mais qui pour différentes raisons n'a pas abouti.

Pour ce qui est de l'aide à domicile, j'ai un projet dans les tuyaux, et l'idée de bosser en direct avec les hôpitaux est une idée de génie que je vais creuser !😁🙏

Je vais réussir à faire mon Buurtzorg Frenchy ! 😁

Étant bénéficiaire depuis 5 ans des services d'aide à domicile, j'aurai beaucoup à dire sur le sujet concernant ce qui ne va pas mais c'est un peu fouillis dans ma tête, je ne sais pas trop par quoi commencer.

Je me contenterai donc de vous remercier pour cette newsletter que j'ai adoré, et je file lire le reste ! 🙏

Bon dimanche ☺️

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Avatar de Charly's Family

Super cette dernière newsletter.

J'ai eu le plaisir de la lire en parti avec l'œil de Charly, et l'autre avec ma casquette de kiné libéral.

C'est un super projet TakeCare. L'avenir du libéral pour les auxiliaires médicaux (inf., kinés, podologues, orthophonistes, ....) c'est effectivement de se regrouper pour mutualiser les frais fixes, et développer une boite qui fourni ce service clef en main c'est assez malin.

J'ai pas très bien compris le modèle économique du volet entreprises et établissements de santé.

(Petite parenthèse, les services d'HAD sont de véritables catastrophes d'organisation, qui ne servent à rien d'autre que détourner le travail du généraliste qui est tout à fait en mesure d'orchestrer les soins à domicile, si tant est qu'il puisse s'appuyer sur des professionnels libéraux solides. Perso, je refuse systématiquement toute collaboration avec l'HAD.)

Je vois pas bien comment augmenter le nombres de libéraux sans déshabiller l'hôpital, sachant que l'hôpital n'est pas lui même en excès de personnel. On sait que la formation d'un auxiliaire médical prend de 4 à 5 ans. On manque cruellement de personnel, et on en manque autant dans le privé que dans le public.

Donc, ou on trouve les 1274 infirmiers à installer dans les 17 centres prévus en 2027 ?

Je crois pas vraiment à la pompe aspirante que ces structures génèreraient, surtout si ces centres sont installés dans des zones sous-dotées qui le sont rarement par hasard. (pourquoi pas dans celles qui le sont pour des raisons de prix de l'immobilier prohibitifs)

Est-ce que rajouter un service d'aide à l'immigration (administratif, logement, ...) ne serait pas une solution pour aider à repeupler les zones sous-dotées.

J'ai aussi une remarque sur l'organisation de ces structures hébergeantes, comment offrir (projections 2027) une capacité de travail sur place, si on a 17 centres, cela fait 75 infirmiers par centre. La promesse d'une salle de soin me parait peu réaliste (bon, ok, très très peu de soins libéraux sont réalisés en cabinet).

Et pourquoi se concentrer sur les infirmiers plutôt que de développer des maisons de santé pluridisciplinaires avec une offre de soins globale mieux à même de gérer les retours d'hospi ou les prises en charge de fins de vie à domicile.

Faudra aussi faire attention à ne pas générer trop de turnover dans les prises en charge, les patients n'aiment pas changer de soignant trop souvent. Même si la qualité technique des soins est préservée, on y perd un peu la dimension humaine.

Mais je suis confiant sur l'avenir de TakeCare, je leur souhaite bonne route, et le jour ou ils descendent dans le sud-est, je serai ravi de donner un coup de main si je peux.

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Avatar de Alexandre Faure

Merci Jérôme. Tu peux prendre contact avec le fondateur via Linkedin, je suis certain qu'il sera très intéressé par ta contribution et ta proposition de coup de main. Il est certain que la situation n'est pas idéale et l'approche bureaucratique de la HAD actuelle y est pour quelque chose. Le même problème se pose avec le care management pour les 2 mêmes raisons :

1. on ne pense pas le projet selon le besoin des bénéficiaires, mais selon des considérations subalternes.

2. on ne pense pas le projet avec les acteurs de terrain, mais avec des fonctionnaires et des médecins qui ne sont pas "actifs sur le terrain" ou en tout cas pas assez, ou pas assez représentatifs.

Qu'en penses-tu ?

Et qu'en pensent les autres abonnés ?

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Avatar de Charly's Family

Pour ceux qui choisissent de vieillir et mourir à domicile.

Effectivement, le manque de médecins généralistes est un gros problème.

Ce problème pourrait se résoudre assez facilement en formant (ou en validant les compétences) une armée d'aides soignants, qui pourraient décharger les infirmiers de nombreuses tâches (toilettes, ... , ce qui se pratique d'ailleurs en milieu hospitalier).

Et pour compléter l'action, tu mets le paquet sur la formation des infirmiers, avec un élargissement de leurs compétences notamment en matière de prescription.

La formation d'une aide soignante c'est un an, et l'élargissement des compétences des infirmiers c'est à voir, ( une formation est déjà disponible mais très peu utilisée car peu de postes correspondants sont ouverts à l'hôpital).

Voilà !

Ca résout le volet manque de professionnels dans le secteur du soin, mais j'ai pas d'idée des conséquences budgétaires d'une telle organisation. On dirait au début que c'est une source d'économies, puisqu'on fait pratiquer des actes par des acteurs moins diplômés donc moins payés, mais il faut quand même garder une présence infirmière et médicale pour tous les actes qui continuent à nécessiter une qualif supérieure. Faudrait que qq technocrates de Bercy se penchent sur le sujet, ils adorent ça gérer la santé à grand coups de calculette (ils l'ont peut-être déjà fait, et ont pas aimé le résultat comptable, et c'est pour ça que ça se fait pas).

On pourrait imaginer le même système chez nous, kinés, en nous permettant de prendre des salariés qui effectueraient certains massages, des séances d'ultra-sons, surveilleraient des patients dans la salle de sport des cabinets,.....

Bref, on aurait vraiment les moyens de faire mieux, mais souvent, quand c'est mieux, c'est plus cher, et c'est là que le problème devient politique et que je pose ma plume.

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