Comment le vieillissement est devenu un problème de jeunes qui ne naissent plus
Retraites, dépendance, déficit : et si le vrai problème n'était pas les vieux mais les bébés qui ne naissent plus ? Autopsie d'un angle mort collectif
Bienvenue sur Longévité, le média qui décrypte la Silver économie. Je termine à l’instant la lecture d’After The Spike, un essai prospectif sur l’impact prévisible de la dénatalité : le déclin de la population humaine.
Un sujet médiatisé, il y a peu, lorsque le nombre des décès a dépassé celui des naissances en France.
Un sujet qui préoccupe aussi Maxime Sbaihi, économiste et auteur des Balançoires vides, sorti également l’an dernier et traitant du même sujet, mais de façon différente.
J’ai voulu croiser leurs analyses afin de vous dresser un tableau précis et complet de la situation et de ses implications pour vous, acteurs de la Silver économie.
La dénatalité n’est pas un problème de vieux
En 2025, la France enregistre 645 000 naissances et un indice conjoncturel de fécondité de 1,56 — plancher historique. En 2024, Emmanuel Macron parle de « réarmement démographique ». Mais deux ouvrages récents, l’un américain, l’autre français, montrent que le problème est infiniment plus profond que ce que les politiques imaginent. Et aucune solution connue ne marche.
After the Spike des économistes américains Dean Spears et Michael Geruso (Simon & Schuster, juillet 2025) et Les Balançoires vides de l’économiste français Maxime Sbaihi (Éditions de l’Observatoire, janvier 2025) convergent sur un constat.
La dénatalité n’est pas un accident démographique, mais une transformation civilisationnelle dont nous ne mesurons pas encore l’ampleur.
Ces deux ouvrages adoptent des approches différentes — Spears et Geruso parlent au public progressiste américain avec une modélisation économique sophistiquée, Sbaihi s’adresse aux décideurs français avec des propositions opérationnelles — mais leurs diagnostics se recoupent sur l’essentiel.
Pour la Silver économie, les implications sont considérables : si la dénatalité est structurelle et non conjoncturelle, elle doit devenir une hypothèse de base dans toute projection à vingt ou trente ans.
Ce que tout le monde croit (et qui est faux)
Commençons par déconstruire les mythes les plus tenaces. Spears et Geruso consacrent une partie substantielle de leur ouvrage au « débunkage » des idées reçues qui parasitent le débat public.
« Moins de monde, c’est mieux pour la planète »
C’est l’argument écologique le plus courant, porté notamment par le mouvement antinatataliste. Spears et Geruso le démontent avec leurs propres modélisations climatiques : 3,5 milliards de personnes en plus (passer de 8,5 à 12 milliards en 2150) ne changeraient la température mondiale que de 0,06 °C. La dépopulation est trop lente pour servir de levier climatique.
Chaque progrès environnemental historique est venu de la technologie et de la régulation — transition énergétique, normes industrielles, électrification — jamais de la baisse démographique.
Paul Ehrlich prédisait en 1968 des famines mondiales dans The Population Bomb. L’espérance de vie est passée de 57 à 73 ans et l’apport calorique a augmenté d’un tiers. Les taux de fécondité étaient déjà en chute quand il écrivait.
« La population va se stabiliser toute seule »
Faux. La plupart des gens pensent que passer sous le seuil de remplacement mène à un plateau démographique, une sorte d’atterrissage en douceur. Le scénario le plus probable est un déclin continu et potentiellement irréversible.
À 1,6 enfant par femme (taux américain actuel), la population mondiale chute des deux tiers par siècle. Le « peak child » — pic mondial d’enfants de moins de 5 ans — est déjà derrière nous, en 2017.
Aucun des 26 pays tombés sous 1,9 n’est jamais remonté au-dessus du seuil de remplacement de 2,1. C’est un piège à sens unique.
« C’est un problème d’argent »
Le monde est plus riche qu’il ne l’a jamais été et la fécondité n’a jamais été aussi basse. Sbaihi le note avec lucidité : « Dans les pays de l’OCDE, on observe une relation inverse entre l’argent public dépensé en prestations familiales et le taux de fécondité. »
La Hongrie déploie une politique hyper-nataliste depuis des années — prêts bonifiés, exonérations fiscales massives, harcèlement administratif des couples — et son ICF plafonne à 1,5.
Spears et Geruso sont catégoriques : « Les incitations monétaires n’ont eu pratiquement aucun effet important nulle part dans le monde. » Les baby bonus font un pic éphémère puis la courbe reprend sa tendance.
« Le modèle nordique est la solution »
C’est l’argument-massue de Spears et Geruso, celui qui clôt le débat sur les contraintes matérielles.
Les pays nordiques offrent crèches quasi gratuites, congés parentaux parmi les plus généreux du monde (480 jours en Suède), égalité de genre exemplaire, flexibilité du travail.
Résultat ?
Suède : 1,45.
Finlande : 1,25.
Norvège : 1,41.
Si les contraintes matérielles étaient la cause principale de la dénatalité, ces pays devraient avoir une fécondité élevée. Ce n’est pas le cas. Les différences de coûts de logement et de garde d’enfants entre États ou régions « ne font aucune différence observable sur les tendances de fécondité », écrivent-ils.
La preuve nordique invalide l’hypothèse purement économique.
« La richesse réduit la fécondité »
Pas de corrélation simple. Des pays très riches ont des ICF variés, des pays en développement aussi.
La fécondité baisse partout, quel que soit le niveau de richesse, d’accès à la contraception ou d’égalité de genre.
C’est un phénomène transculturel et trans-économique.
Le vrai moteur : le coût d’opportunité, pas le coût réel
Si l’argent ne suffit pas, qu’est-ce qui explique la chute mondiale de la fécondité ? Dans Pourquoi fait-on moins d’enfants, Pauline Rossi (Professeur d'Economie, ENSAE ParisTech) donne deux familles de justifications, les contraintes et les normes sociales.
Les contraintes
Obstacles qui empêchent les personnes d’avoir autant d’enfants qu’elles le souhaiteraient :
Contraintes financières : coût du logement et de l’éducation
Contraintes temporelles : rythmes de travail incompatibles avec la garde d’enfants
Contraintes biologiques : augmentation de l’âge au premier enfant et de l’infertilité
Les normes sociales et préférences individuelles
L’article identifie trois facteurs majeurs qui façonnent ces préférences :
La concurrence et les inégalités entre familles : Dans les sociétés très compétitives (notamment en Asie), les parents investissent massivement dans l’éducation de leurs enfants, ce qui limite leur nombre. Un cercle vicieux se crée où la concurrence pousse à des dépenses éducatives toujours plus importantes.
La disparition de la fonction économique des enfants : Autrefois, les enfants servaient de main-d’œuvre et de soutien pour les parents vieillissants. Avec l’émergence de l’État providence, des systèmes de retraite et d’assurance maladie, cette nécessité économique a disparu.
L’émancipation des femmes : La fin du baby-boom coïncide avec l’avancée des droits des femmes dans les démocraties occidentales (accès à l’emploi, indépendance financière). Devenir mère n’est plus la seule option de vie pour les femmes, qui disposent désormais d’un éventail de choix beaucoup plus large.
L’article précise que l’État peut légitimement agir sur les contraintes, mais pas sur les préférences individuelles et normes sociales, qui relèvent de choix personnels et de dynamiques sociétales profondes.
L’avis de Maxime Sbaihi
Sbaihi insiste sur les contraintes françaises.
Le logement : « Les jeunes ont perdu entre 20 et 30 mètres carrés de pouvoir d’achat immobilier dans nos grandes villes, soit deux chambres d’enfant qui ont disparu. »
Les modes de garde : « Une crèche sur deux est en manque de personnel », des dizaines de milliers de parents (surtout des femmes) forcés de quitter le marché du travail.
Le travail qui ne paie plus : « Il y a 50 ans, vous pouviez doubler votre niveau de vie en 15 ans de travail. Aujourd’hui, il faut 80 ans. »
Ces contraintes sont réelles et documentées.
Il s’appuie aussi sur le « fossé entre désir et réalité ». En France, le nombre idéal d’enfants déclaré est de 2,27 (chiffres un peu anciens, l’INED l’a récemment révisé à 2,1), contre un ICF réalisé de 1,56 en 2025. Ce décalage prouve selon lui que la dénatalité est en partie subie et non choisie. Résoudre les contraintes permettrait de réduire ce fossé.
Et celui de Spears et Geruso
Spears et Geruso vont plus loin. Le problème fondamental n’est pas ce qu’on ne peut pas payer, mais ce à quoi on renonce. Le monde offre de plus en plus d’alternatives attractives : carrière épanouissante, voyages, loisirs, éducation continue, liberté personnelle, autonomie. La parentalité fait face à une « concurrence plus rude » (stiffer competition) à mesure que la vie s’enrichit en possibilités.
Ce n’est pas que les enfants coûtent trop cher en argent. C’est qu’ils coûtent trop cher en renoncements.
L’étude INED ERFI-2 le confirme : le désir d’enfant lui-même baisse. Les Français et Françaises déclarent vouloir 2,1 enfants en moyenne, contre 2,3 il y a vingt ans. Le fossé désir-réalité se ferme par le haut, pas par le bas. Autrement dit, on ne veut plus avoir trois enfants, on ne se résigne pas à n’en avoir qu’un. C’est une transformation des aspirations, pas une frustration matérielle.
Sbaihi ajoute un angle sous-estimé : l’« épidémie de célibat ». 54 % des 25-34 ans sont en couple contre un taux bien supérieur en 1990. La France compte 11 millions de célibataires.
Des données du Financial Times montrent que si le taux de mise en couple était resté constant, la fécondité serait plus élevée aujourd’hui. Avant de faire des enfants, il faut former des couples.
Et donc, que faire ?
Ce qui ne marche pas (inventaire empirique)
Spears, Geruso et Sbaihi convergent sur un constat vertigineux : aucune des politiques testées n’a durablement inversé la tendance. Voici l’inventaire.
Les baby bonus et primes à la naissance n’ont « aucun effet important nulle part dans le monde », selon Spears et Geruso. Ils produisent un pic d’une ou deux années puis la courbe reprend sa tendance. Les couples avancent leurs projets mais n’augmentent pas le nombre total d’enfants.
La politique coercitive (politique de l’enfant unique en Chine) : la courbe de fécondité chinoise est indistinguable de celle des pays voisins qui n’ont jamais appliqué cette politique. Le passage à la politique des trois enfants en 2021 n’a produit aucun résultat malgré le harcèlement téléphonique des fonctionnaires auprès des couples.
L’interdiction de l’avortement (Roumanie de Ceaușescu) : doublement des naissances pendant un an, puis retour rapide à la baisse. Les restrictions reproductives (Texas) dissuadent les couples à risque de fausse couche de tenter une grossesse, sans augmenter le nombre total de naissances.
Les avancées médicales (PMA, FIV) aident des couples infertiles mais ne compensent pas la baisse globale du désir d’enfant. Sbaihi note que l’infertilité médicale touche 15 % des couples. Même si on la résolvait totalement, l’ICF ne remonterait que marginalement.
Les politiques familiales généreuses (modèle nordique) : on l’a vu, les pays qui ont résolu les contraintes matérielles n’ont pas d’ICF élevé. La Suède 1,45, la Finlande 1,25.
Le constat de Spears et Geruso est implacable : aucun des 26 pays tombés sous 1,9 n’est jamais remonté au-dessus du seuil de remplacement.
La dénatalité semble être un piège à sens unique. C’est le constat le plus important du livre, et le plus inquiétant.
Ce qui POURRAIT marcher (selon les auteurs)
Les auteurs reconnaissent honnêtement qu’aucun pays ayant vu son ICF tomber sous 1,9 ne l’a jamais ramené au-dessus du seuil de remplacement . Mais ils dessinent une direction :
Transformation radicale de la société : pas des ajustements marginaux, mais un changement d’ampleur comparable à l’invention de l’école publique ou de la sécurité sociale. Résoudre structurellement les problèmes concrets (vacances scolaires vs travail, modes de garde) pour que « ce ne soit plus un stress, plus un conflit – résolu » .
Partage massif du care : pas seulement « les pères font plus » (ils font déjà bien plus qu’il y a 50 ans, sans effet sur la fécondité ), mais une responsabilité collective, sociétale, de la prise en charge des enfants. « Nous pensons tous bénéficier d’un monde peuplé, donc nous devrions tous partager la responsabilité de créer la génération suivante » .
Changement culturel profond : valoriser la parentalité comme on valorise le service militaire aux États-Unis, abaisser les standards de « parentalité parfaite » (implicitement anti-natalistes), et reconnaître que « les normes morales pour les parents doivent être atteignables par des gens ordinaires » .
Investissement financier massif : à l’échelle des budgets de défense nationale, pas des allocations marginales. Crédits d’impôt par enfant radicalement augmentés, en considérant qu’un contribuable futur « rembourse » largement l’investissement initial .
Restructuration post-IA : dans un monde où l’IA et les robots prennent en charge une part croissante du travail, réorienter le temps humain libéré vers le soin et l’éducation des enfants .
Pertinence pour le débat français
L’analyse de Spears et Geruso permet de lire le « réarmement démographique » de Macron avec un œil critique : les bonus financiers, congés de naissance et plans contre l’infertilité sont des mesures utiles en soi, mais la littérature mondiale montre qu’elles n’ont jamais suffi à inverser une tendance de fécondité. Le vrai défi est structurel et culturel — ce qui rejoint les critiques féministes et syndicales françaises qui demandent une refonte des conditions de vie plutôt que des injonctions natalistes.
Et maintenant ? Implications pour la Silver économie
Si la dénatalité est structurelle et non conjoncturelle, elle doit être intégrée comme hypothèse de base dans toute projection à 20-30 ans. Les « politiques de réarmement » peuvent tout au plus atténuer la chute, pas l’inverser. C’est une révolution de perspective pour les acteurs de la Silver économie.
Moins de petits-enfants aidants
Le modèle « 4-2-1 » chinois (quatre grands-parents, deux parents, un enfant) se généralise. Les seniors de 2040-2050 auront moins de descendants disponibles pour l’aide informelle. Le vieillissement sans famille devient la norme, pas l’exception.
Ratio aidants-aidés en chute libre. La France passe de 4 actifs pour 1 retraité (1980) à 1,5 actif pour 1 retraité (2050). Le vieillissement accélère tandis que la base de soutien rétrécit. Chaque actif devra supporter fiscalement et socialement un nombre croissant de retraités et de personnes dépendantes.
Pression accrue sur les services professionnels
Le marché du care devra se robotiser et s’internationaliser. Sbaihi identifie un « trilemme démographique » : bébés, immigrés, robots. La France devra choisir sur quelle combinaison miser. Les robots risquent de « nécessiter davantage d’emplois qu’ils n’en économiseront » selon lui, car le remplacement humain dans les services à la personne (EHPAD, crèches) reste très difficile.
Marché en croissance mais ressources humaines en déclin
Plus de seniors à accompagner, moins de soignants disponibles. La concurrence est mondiale car tous les pays vieillissent. Recourir à l’immigration ne résoudra pas le problème.
Les tensions de recrutement ne feront que s’intensifier.
Les métiers du care devront être revalorisés, automatisés ou internationalisés.
Financement du grand âge impossible sans réformes
Sbaihi propose des pistes : sous-indexation des pensions, fermeture des niches fiscales des retraités (CSG réduite, abattement de 10 % sur l’IR), financement intragénérationnel de la dépendance. Mais elles se focalisent sur un modèle distributif et un partage solidaire via l’impôt et les prélèvements obligatoires.
D’autres pistes peuvent être étudiées. Selon moi, les finances des retraités ne peuvent reposer sur leur seule retraite, l’assurance vie et la vente en viager. La question de la préparation financière à la retraite, qui n’était pas pertinente avec une espérance de vie à 65 ans, le devient avec une retraite durant en moyenne 23 ans.
Le message
Le message de Spears et Geruso pour les décideurs est clair : « Aspirer plus grand » que les politiques incrémentales. La résolution de la crise démographique nécessitera une transformation sociale comparable à l’invention de la sécurité sociale ou de l’école publique.
Partage massif du care, valorisation collective de la parentalité, investissement financier à l’échelle des budgets de défense. Mais personne ne sait encore à quoi ressemblerait cette transformation. Ils admettent honnêtement être « consciemment à leur point le plus faible » sur les solutions.
Sbaihi est plus pragmatique. Il propose des leviers actionnables à court terme pour réduire la dénatalité subie : résoudre la crise du logement, mobiliser des retraités volontaires dans les crèches (« des dizaines de milliers de retraités en bonne santé, formés et rémunérés »), rééquilibrer la fiscalité intergénérationnelle, lutter contre l’épidémie de célibat. Ce ne sont pas des solutions miracles, mais des pistes concrètes. Passer du « réarmement » au « réenchantement démographique », comme il le formule.
Le vieillissement de la population n’est pas causé par les vieux. Il est causé par un monde devenu si riche en possibilités que la parentalité a cessé d’être un destin pour devenir un choix — un choix de plus en plus coûteux en renoncements.
Tant que le débat français restera focalisé sur qui doit « payer » — les boomers, l’État, les actifs — il passera à côté de la seule question qui compte : comment faire société dans un monde qui rétrécit ?
Comment financer la solidarité intergénérationnelle quand les générations ne se renouvellent plus ?
Comment organiser le soin des personnes âgées quand les aidants familiaux disparaissent ?
Pour la Silver économie, ce n’est pas une menace, c’est une réalité à intégrer.
Un monde avec moins d’enfants mais plus de seniors vivant plus longtemps redéfinit les besoins, les modèles économiques et les priorités collectives.
La lucidité démographique est le premier pas vers l’adaptation. Sbaihi et Spears-Geruso offrent cette lucidité. À nous d’en tirer les conséquences opérationnelles.
Votre avis sur le choc démographique ?
L’essentiel en 60 secondes
1. Pourquoi le vieillissement est-il avant tout un problème de dénatalité ? Le vieillissement de la population n’est pas seulement dû à l’allongement de la vie, mais au “rétrécissement” de la base de la pyramide. En France, le croisement des courbes (plus de décès que de naissances) crée un choc structurel : il n’y a plus assez d’actifs pour financer les retraites, ni assez d’aidants familiaux pour soutenir la dépendance.
2. Quel est l’impact de la dénatalité sur le modèle de la Silver Économie ? Le modèle économique du soin, historiquement basé sur la solidarité intergénérationnelle et l’aide familiale gratuite, est condamné. La raréfaction des aidants va forcer une professionnalisation massive et une hausse des coûts de prise en charge, transformant la “dépendance” en un marché de services critiques plutôt qu’en un simple sujet de protection sociale.
3. Quelles sont les perspectives pour les politiques publiques d’ici 2030 ? Le débat va se déplacer du financement des retraites (qui doit payer ?) vers l’organisation de la société dans un monde qui rétrécit. La priorité ne sera plus de construire des EHPAD, mais de repenser l’attractivité de la parentalité et de l’engagement intergénérationnel pour éviter un effondrement du lien social.





